Название: Avant Qu’il Ne Blesse
Автор: Блейк Пирс
Издательство: Lukeman Literary Management Ltd
Жанр: Зарубежные детективы
Серия: Un mystère Mackenzie White
isbn: 9781094342955
isbn:
– Oui, dit Mackenzie. Du scotch noir collé en travers de sa bouche. Le légiste pense que cela a été mis après sa mort.
– En effet. Nous avons analysé le scotch mais aucune empreinte dessus. »
Mackenzie avait examiné le morceau d’adhésif sur les photographies pendant un moment la veille au soir et dans l’avion ce matin. Elle s’était dit que cela pouvait constituer un symbole, une façon pour le tueur de faire savoir à la femme que même morte, elle devait rester silencieuse. Mais pourquoi ? Qu’avait-elle à dire ?
« Sans aucune identité, je suppose qu’il est presque impossible de retrouver des membres de sa famille ou ses amis, dit Ellington.
– En effet. Nous n’avons rien. Je serais donc très heureux de vous passer l’affaire. Vous avez besoin de moi pour quoi que ce soit ?
– En fait oui, dit Mackenzie. Aucune empreinte n’a été retrouvée sur le permis de conduire ?
– Uniquement celles de la fille.
– Comment est le laboratoire médico-légal chez vous ?
– En aucun cas extraordinaire, mais meilleur que dans la plupart des villes de cette taille.
– Alors faites-venir des gens du labo pour examiner ce permis d’un peu plus près. Le vérifier au microscope, aux rayons ultraviolets. Certains faussaires apposent une minuscule signature ou une marque sur leur œuvre. C’est toujours bien dissimulé mais parfois, c’est présent. Un peu à la manière d’un bref doigt d’honneur adressé aux personnes de notre genre.
– Je vais faire ça, dit Burke. Autre chose ? »
Mackenzie s’apprêtait à demander à Ellington ce qu’il pensait mais elle fut interrompue par la sonnerie de son téléphone. Il était en mode silencieux mais ils purent tous l’entendre vibrer à l’intérieur de la poche de son manteau. Elle se retourna et le sortit. Elle fut irritée et un peu alarmée en voyant qu’il s’agissait de sa mère. Elle faillit l’ignorer mais la pensée que cette dernière et Frances gardait Kevin lui revint lourdement à l’esprit.
Elle s’écarta de quelques pas et décrocha, redoutant déjà la nouvelle qu’elle risquait d’apprendre à l’autre bout du fil.
« Bonjour Maman. Tout va bien ?
– Oui, tout est parfait. Kevin va très bien.
– Alors pourquoi m’appelles-tu ? Tu sais que je démarre juste mon enquête, pas vrai ?
– Je sais. Mais j’ai juste besoin de savoir quelque chose. Est-ce que Frances est toujours aussi autoritaire ?
– Qu’est-ce que tu veux dire ?
– Juste qu’elle veut tout diriger. Je sais qu’elle s’est bien plus occupée de Kevin que moi, mais elle se conduit comme si elle était au courant de chaque détail le concernant et elle remet en cause tout ce que je fais.
– C’est pour ça que tu me téléphones ?
– Oui. Je suis désolée Mackenzie mais…
– Vous êtes des grandes filles toutes les deux. Vous allez trouver un moyen de vous arranger. Pour le moment, je dois y aller. Je t’en prie, Maman… ne me rappelle plus sauf en cas d’urgence. »
– D’accord. » Il y eut de la déception dans sa voix et elle parut blessée, mais Mackenzie n’en tint pas compte.
Elle mit fin à l’appel et reporta son attention vers Ellington et Burke. Ce dernier la regarda d’un air presque désolé tandis qu’il retournait à sa voiture de patrouille.
« Je disais justement à votre partenaire que nous avons un bureau de prêt pour vous au quartier général. J’ai quelques autres choses à vérifier, alors faites simplement comme chez vous. Et ne vous privez pas de me téléphoner directement s’il arrive quelque chose d’urgent. »
Il sembla soulagé de quitter les lieux en retournant à sa voiture. Il leur fit un petit salut de la main avant de démarrer, les laissant observer la portion de route où la mystérieuse femme avait été tuée.
« C’était un appel important ? demanda Ellington.
– C’était ma mère.
– Oh ? Tout va bien ?
– Oui. Elle m’appelait juste pour me faire savoir que le match de catch a officiellement débuté. »
CHAPITRE SIX
La première chose que fit Mackenzie lorsqu’ils arrivèrent au quartier général fut d’aller examiner les dossiers papier afin de voir les vraies photos de la scène de crime plutôt que les numériques qui lui avaient été fournies ainsi qu’à Ellington. Elle les étala sur la grande table qui occupait presque tout l’espace du bureau qui leur avait été alloué, se penchant au-dessus d’elles pour un moment. Tandis qu’elle les étudiait, Ellington commença à prendre des notes sur son téléphone.
La fille était plutôt jeune. Mackenzie doutait qu’elle ait plus de trente ans. Elle était blonde et avait un visage que la plupart aurait considéré comme joli. Mais celui-ci avait aussi une autre caractéristique, que l’on remarquait même sur son visage mort dénué d’émotions, et Mackenzie se dit qu’elle avait peut-être été une sans domicile fixe ou une personne en fuite. Ca, ou bien qu’elle avait vécu récemment un traumatisme. Sa peau était d’une pâleur telle qu’elle évoquait une vie de misère et de saleté.
« Pas d’identité, dit-elle, se parlant plus à elle-même qu’à Ellington. Je me demande si elle était sous le régime de protection des témoins.
– Protection des témoins ? dit Ellington. C’est s’avancer un peu loin. En particulier avec ce permis de conduire que tu penses être faux.
– Eh bien, elle n’a pas de vraie carte d’identité et elle courait de toutes ses forces pour fuir quelqu’un. Si elle était un témoin protégé et en fuite, voilà qui nous donnerait au moins une piste par où commencer. Peut-être qu’une personne de son passé l’a retrouvée.
– Voilà pourquoi je t’aime, dit Ellington. Tu préfère envisager n’importe quelle théorie plutôt que d’admettre que tu n’a rien sur quoi te baser.
– Il y a toujours quelque chose sur quoi se baser, dit Mackenzie, observant toujours les photos. C’est juste que quelquefois, l’endroit par où commencer est plus difficile à trouver. »
Elle prit son téléphone, ses yeux passant de la liste de ses contacts aux photographies de la fille morte sur la table.
« Tu appelles qui ? demanda Ellington.
– Les autorités compétentes pour leur demander de me mettre en communication avec les bureaux des US Marshals afin qu’on voie s’ils peuvent me fournir une liste.
Ellington fut clairement surpris par cette idée et hocha la tête de façon comique. « Eh bien, bonne chance avec ça. »
СКАЧАТЬ